Blog · La rédaction PropFirm TP · 16 août 2026
Abonnement ou paiement unique : comparable chez trois firmes
Deux modèles de facturation coexistent dans le relevé : 38 lignes d’évaluation facturées au mois, 106 en paiement unique. Le chiffre qui décide de ce qu’on peut en tirer n’est pourtant ni l’un ni l’autre. C’est trois : le nombre de firmes qui pratiquent les deux, et donc les seules où la comparaison reste dans la même maison.
Six plus dix font seize, et il n’y a que treize firmes
Le relevé du 16 août 2026 couvre 13 firmes, 144 comptes et 433 lignes de frais. Sur la seule facturation de l’évaluation, il enregistre 38 lignes facturées au mois et 106 en paiement unique.
Compté par firme, le même relevé dit autre chose : six firmes facturent au mois, dix en paiement unique. Six plus dix font seize, pour treize firmes. Trois sont donc comptées deux fois, parce qu’elles pratiquent les deux modèles : Funded Futures Network, Phidias Propfirm, Alpha Futures.
Une ligne n’est ni un prix, ni une firme
38 contre 106 se lit spontanément comme un marché dominé par le paiement unique. La lecture est à écarter pour une raison de comptage : ce sont des lignes de facturation, pas des prix, et pas des firmes.
Six firmes produisent 38 lignes ; dix en produisent 106. Le poids d’une firme dans ce total dépend du nombre de formules qu’elle met en catalogue, et ce résumé ne donne pas la répartition compte par compte : le rapport décrit la forme des catalogues, pas la fréquence d’un modèle.
Entre deux firmes, l’écart ne porte pas sur le modèle
Prenons la comparaison qui vient naturellement : une formule mensuelle chez une firme, une formule en paiement unique chez une autre. Pour attribuer l’écart de facture au modèle de facturation, il faudrait que tout le reste soit tenu constant. Dans ce relevé, rien ne l’est.
- Le drawdown : sur 144 comptes, 118 sont en EOD, 23 en trailing, 3 en statique. Par firme, huit n’ont que de l’EOD, quatre mêlent EOD et trailing, une mêle EOD et statique. Ce n’est pas une clause de second rang ; c’est la règle qui décide si le compte survit.
- Le reset : 76 lignes chiffrées, de 40 à 599 $US — et 68 comptes sur 144 ne portent aucune ligne de reset. Racheter une tentative n’est donc pas une option universelle.
- Les règles : 67 comptes sur 144 n’ont aucune règle de constance ; quand elle existe, elle vaut 20, 30, 40, 45, 50 %. 79 comptes sur 144 n’ont aucune limite de perte journalière.
- Le partage des gains : 13 firmes en publient un, avec des valeurs de 50, 80, 90, 95, 100 %.
Changer de firme fait donc bouger au moins quatre variables en même temps que la période de facturation. Un écart observé entre deux maisons est attribuable à n’importe laquelle d’entre elles — ce qui, en pratique, veut dire à aucune. Ce n’est pas une comparaison faible : c’est une comparaison qui ne porte sur rien.
Les quatre maisons où l’écart porte sur ce qu’on mesure
Chez My Funded Futures, Funded Futures Network, Phidias Propfirm et Alpha Futures, les deux modèles coexistent sous la même enseigne. Le type de drawdown, la politique de reset, la règle de constance et le partage sont ceux de la firme ; ce qui change d’une formule à l’autre, c’est la période de facturation. C’est le seul terrain du relevé où l’écart a une chance de porter sur la variable qu’on croit mesurer.
Deux réserves, sérieuses toutes les deux.
Une firme n’est pas homogène. Quatre firmes du relevé mêlent EOD et trailing selon le compte, et 68 comptes sur 144 n’ont pas de ligne de reset. L’unité de comparaison est le compte, pas l’enseigne.
Deux de ces quatre changent de règle après l’évaluation. Trois firmes du relevé changent de type de drawdown une fois le compte financé, par rapport à l’évaluation : My Funded Futures, Funded Futures Network et Take Profit Trader. Les deux premières sont dans le groupe des quatre. Or le modèle de facturation porte sur l’évaluation, tandis que la règle qui gouverne le compte financé n’est pas celle sur laquelle vous avez été testé. Comparer deux formules d’une même maison sur le seul prix de l’évaluation laisse de côté la partie du contrat qui change juste après.
Sur l’une des quatre, une partie de la facture n’est pas publiée
Le relevé compte 24 montants que la firme ne publie pas. Ils tiennent sur deux postes seulement — activation pour 14, flux de données pour 10 — et se concentrent sur trois firmes : Apex Trader Funding, My Funded Futures et Bulenox. La deuxième appartient au groupe des quatre : sur l’un des rares terrains où la comparaison reste dans la même maison, une partie du montant à comparer n’existe pas dans la donnée publiée.
L’activation mérite qu’on s’y arrête, parce que sa distribution est trompeuse. Le relevé porte 121 lignes chiffrées, de 0 à 149 $US, dont 109 déclarées gratuites, plus 14 lignes que la firme ne publie pas — et aucune firme n’est dépourvue de ligne d’activation. Le poste existe donc partout et vaut zéro dans la grande majorité des cas chiffrés. C’est ce qui rend les 14 non publiés dangereux : l’habitude formée par 109 zéros pousse à en supposer un de plus, alors qu’un montant absent n’est pas un montant nul.
À ne pas confondre avec ce qui précède : 1 montant manque parce que nous ne le avons pas relevé. La réserve est la nôtre, pas celle de la firme — une question de méthode, pas d’opacité.
Ce que la donnée ne dit pas
Aucune durée. Le relevé ne porte ni durée d’évaluation, ni durée de détention d’un compte, ni seuil à partir duquel un abonnement dépasse un paiement unique. Toute phrase de la forme « au bout de tant de mois, l’abonnement devient plus cher » exige un nombre que cette donnée ne contient pas, et aucun de ceux qu’elle contient ne permet de le calculer.
Aucune condition de renouvellement. Le relevé enregistre la période de facturation d’une ligne, pas ce qui est prélevé à l’échéance suivante.
Aucune répartition par firme des 38 et des 106 : ce résumé ne permet ni de les attribuer à une enseigne, ni d’en déduire un catalogue type.
Vingt-quatre montants manquent, quatre autres pour une raison différente : toute comparaison portant sur l’activation ou le flux de données chez Apex Trader Funding, My Funded Futures ou Bulenox s’appuie sur une donnée incomplète.
Une date. C’est un relevé au 16 août 2026, pas une grille permanente.
Rien sur les traders. Ni taux de réussite, ni durée réelle passée en évaluation, ni fréquence des resets achetés. Aucune de ces quantités ne figure dans la donnée.
Les postes cités ici se retrouvent firme par firme dans les fiches et dans le calculateur.
Chiffres arrêtés au 16 août 2026 et recalculés à chaque mise à jour des données. Méthodologie